ArchLinux se fie à la philosophie KISS (Keep It Simple, Stupid!). Il s'agit avant tout de garder un système simple. Attention, la simplicité dans ce contexte n'est pas synonyme de facilité, mais plutôt de logique. Ici, points d'interfaces graphiques, d'outils ou d'autres couches. Tout est brut. Le système se base sur le fait qu'avoir une interface graphique n'est pas forcément la seule solution pour administrer son système. Le rangement des fichiers est plutôt clair.

Une des particularités d'ArchLinux est son optimisation pour les processeurs 686. En effet, ça bourre. On est loin de toutes les distributions (Debian, Slackware, etc...) où les binaires ont été compilés pour être génériques (i386). ArchLinux est donc une distribution faite pour les derniers processeurs (Pentium 2 et au-delà).

Son autre particularité est pacman (de Package Manager). C'est le gestionnaire de paquets, simple mais extrêmement puissant. Encore une fois, tout en ligne de commande. A noter aussi yaourt qui lui apporte toutes les fonctionnalités dont il manquait pour en faire le duo d'enfer ! Les paquets sont rangés en plusieurs catégories : current (paquets principaux), extra (autres paquets), community (paquet géré par la communauté d'utilisateurs) et testing (le nom parle de lui-même). Il est également possible de recompiler très simplement les applications à l'aide de Pkgbuild. Il est clair que ce sont les fichiers les plus simples au monde, qui rendent la personnalisation d'une application à la portée de beaucoup de monde. Une liste de Pkgbuilds écrits et gérés par la communauté sont disponibles sur AUR.

ArchLinux est une distribution relativement jeune, puisqu'elle a été créée en 2002 par un certain Judd Vinet. Elle s'inspire d'une distribution peu connue : Crux. Il faut avoir qu'ArchLinux diffère des autres sur beaucoup de points. On peut constater qu'elle utilise un démarrager à la BSD (comme Slackware), et non à la System-V comme le reste des distributions Linux. Cela rentre encore une fois dans l'esprit KISS, puisque le système entier (ou presque) se gère dans un fichier /etc/rc.conf, que tous les scripts pour lancer les daemons seront dans /etc/rc.d/, etc...

Arch est clairement une excellente distribution pour se faire la main sur un système GNU/Linux (et permet d'éviter un passage sur Gentoo, puisqu'ici les paquets sont déjà optimisés), puisqu'on a clairement les mains dans le cambouis. Le système est simple, clair et compréhensible. Le système d'init est très simple, la personnalisation de paquet l'est également. C'est quelque chose d'extrêment carré et propre. Le seul problème étant clairement les mises à jours, parfois un peu brutales et sans avoir trop été testées... Mais gageons que ce problème sera réglé avec le temps, quand la distribution et l'équipe de développement auront mûri.